vendredi, mai 25, 2007

ça bouge...

on se voit là: http://grenouillesglacees.blogspot.com/

samedi, avril 07, 2007

Mamma mia, gia finito...

Retour en France, donc. Après un petit détour en train vers Florence puis Pise, Gênes, Nice, Toulouse et la maison.
Malgré ma vie quelque peu monacale, j'ai apprécié Rome, ses rues étroites et ses collines, ses cappuccini et gelati, les vespas et les Romains. Mon italien aussi s'améliorait ; tant pis, il va falloir que je retourne en Italie pour le pratiquer.
Finalement, je me suis plu ici. J'ai appris à apprécier cette ville, à cuisiner des pâtes 7 jours par semaine et faire de cappuccinos. J'ai aussi compris que je ne travaillerai pas à la Fao: trop politique et basé sur les intérêts de quelques pays (mais c'était à prévoir), même si quelque bons projets sortent du lot, comme celui sur lequel je travaillais.

Voilà mes cinq endroits préférés dans les environs:
- la terrasse du Castel San'Angelo, une des plus belles vues sur la ville (41°54'10.47"N/12°27'58.84"E)
- les jardins de la Villa Medici, l'autre plus belle vue sur Rome (41°54'30.68"N/12°28'55.31"E)
- le marché de la Via Andrea Doria (de 41°54'32.00"N/12°26'56.28"E à 41°54'36.85"N/12°27'16.75"E)
- la pelouse du vieux temple à Ostie Antique (41°45'18.98"N/12°17'33.52"E)
- le vélodrome en décomposition de l'EUR(41°49'35.03"N/12°27'25.68"E)

Ciao ragazzi, ci vediamo en Hollanda

yvan

mercredi, mars 07, 2007

Breaking News

dans la colonne de droite, le site de BIRDHEALTH, dont je serai bientôt membre -->

De l'art de faire couler le Ministère de la Culture italien

Avis aux ensatiens, et à tous ceux qui possèdent une carte d'étudiant dont le nom de l'université n'est pas explicitement écrit dessus et possède une lettre A dans son acronyme.

Les étudiants d'art et d'architecture européens ont accès libre à presque tous les musées romains. Comme la carte d'étudiant de l'Ensat n'explicite pas l'acronyme ENSAT, il suffit de transformer le A d'agronomie en A d'architecture (ou architettura).

Et voilà

ciao

erratum: ça ne marche que quand les caissiers sont des filles...

lundi, mars 05, 2007

Voyage en Mussolinie

E.U.R, pour Esposizione Universale di Roma, 1942.

Le quartier est peu engageant, vide, froid, massif, quelque chose qui reste et pèse au dessus des immeubles de marbre. Les voitures aussi, qui traversent vite le long de la grande avenue, toute en perspective. Il fait gris, en plus, peu de monde dehors.

J'arrive donc, en métro, et sa bouche me rejette dans ce quartier créé de toutes pièces par le gouvernement fasciste de Mussolini, pour l'année 1942. Le quartier en soi n'est pas très accueillant, c'est vrai: pas de petites rues entre deux bâtiments aux couleurs ocres, pas de touristes, aussi. Qu'on est loin de Rome dans ce qui devait devenir la Troisième Rome et devait "s'étendre sur les autres, bordant les rives du fleuve sacré jusqu'aux plages Tyrrhéennes".

Le Palais des Congrés fait face à la perspective du Palais de la Civilisation Italienne.
Ce bâtiment est peut-être celui qui marque le plus. 216 arches supportent une ode propagandiste à "un peuple de poêtes d'artistes de héros de saints de penseurs de scientifiques de navigateurs d'immigrants"... Je me demande ce que pensent les gens qui vivent à côté et passent devant tous les jours... La mégalomanie d'un dictateur. Je crois que ce qui me dérange le plus c'est le fait que ces bâtiments sont encore debout aujourd'hui et que ces photos ne sont pas des archives d'époque mais sont bel et bien dans mon appareil photo.

Comme pour me donner raison, un peu plus loin, la nature a repris le dessus sur un vélodrôme construit à la va-vite. La nature se fout des fascistes et des mégalomanes de touts poils. Il m'a d'ailleurs fallu sauter deux barrières pour rentrer sur le site et la voir à l'oeuvre. Elle a bien raison pourtant, la nature.

En repartant, les étourneaux volaient en bancs de poissons au-dessus du Palazzo dello sport. Deux faucons préfèrent se faire la cour que jouer aux requins.
ciao

yvan

PS qui n'a rien à voir: je viens de recevoir un e-mail Fao à propos du World Food Prize. Un prix qui se veut le Prix Nobel pour l'agriculture et l'agronomie. Cette année, sont nominés Luis Iniácio Lula da Silva, le Président brésilien, pour ses réformes contre la faim et la malnutrition, José Esquinas Alcazar, pour son travail sur la conservation de la biodiversité des espèces agricoles (agrodiversité) et pour promouvoir le Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l'Alimentation et l'Agriculture, Jeffrey Sachs, pour son rôle dans la lutte contre la pauvreté, et Nicolaas A. van der Graaff, pour son soutien à la protection intégrée des cultures.

Le but du jeu: chercher l'erreur, ou les subtils délices de la mondialisation en terme de lutte contre la faim, ou encore comment prendre les méchants pour des gentils.

Le World Food Prize (WFP) a été créé par le Prix Nobel de la Paix 1970 Norman E. Borlaug. Il est dit de lui "qu'il a sauvé plus de vie que personne sur cette terre" en mettant au point les pratiques d'amélioration végétale qui permirent à la Révolution Verte de se répandre.
L'an dernier, le WFP a récompensé "Edson Lobato of Brazil, A. Colin McClung of the United States, and H.E. Alysson Paolinelli of Brazil" pour avoir permis de transformer les terres incultes du Cerrado, au Brésil, en l'une des régions leader dans la production agricole. Très bien. Mais il semble que le Cerrado soit la savane la plus riche en terme de biodiversité au niveau mondial: sur ses 200 milions d'hectares, plus de 40% des 10 000 espèces végétales sont endémiques, et hébergent autour de 1 500 espèces de vertébrés. Aujourd'hui plus de 40 millions d'hectares (2005) y sont destinées à la culture du soja (55% de la production nationale), du maïs (28% de la prod. nationale) et du café (59% de la prod. nationale) et plus de 55% de l'élevage ovin. Que l'on ait transformé à coups de fertilisants ces terres incultes aux sols trop acides et riches en aluminium pour en faire des champs, m'embête déjà. Mais que les sponsors du WFP soient, je cite: World Initiative for Soy in Human Health, Monsanto, Pioneer Hi-Bred International, Cargill, US Grains Council and United Soybean Board me pose plus de problèmes ...source

Votez pour José... Esquinas

mardi, février 06, 2007

Mon nouveau chemin

Plus la peine de m'envoyer du courrier au Via Fransisco Sivori, 13 je n'y suis plus.
J'ai quitté les catholiques environs du Vatican pour les non-moins catholiques environs d'Ostiense et Piramide, au Sud. Plus que 20 minutes de marche par jour au lieu de l'heure-et-demie-presque-deux habituelle ; mais, même si mon entretien sportif va (un peu) s'en ressentir, mes poumons seront (un peu) moins noirs. Ces derniers beaux jours m'ont en effet permis de voir depuis la terrasse de la fao le nuage gris-orange que je traversais allègrement les mois précédents.
Chemin en photo.À deux pas, le café de l'angle, en face, au bout de la rue, le mur et la place Ardeatino, et l'escalier qui traverse le mur d'enceinte

En face du mur, la rambarde sur laquelle je glisserai ce soir en rentrant. En haut de la rambarde, la rue symétrique où les maisons sont les même des deux côtés

Le marché sur la place du bout de la rue symétrique, qui réchauffe les mains en passant

et la Fao. Et depuis la terrasse de la fao, la vue à l'ouest, sur le Vatican au fond au nord-ouest, et le nuage gris-orange au-dessus.

lundi, janvier 22, 2007

Papillons

Rien de très intéressant ce week-end. Quelques photos.

Ah, oui, j'ai vu un papillon...en janvier...

mardi, janvier 16, 2007

Ecologie médiatique

Trois affiches de la campagne 2005 de la médiatique Fondation Nicolas HulotCiao
yvan

lundi, janvier 15, 2007

Marché aux puces et au CO2

Ce matin, je passais sur le trottoir de la rue Petroselli, juste avant la place della Bocca della Verità, lorsque j'aperçus les jambes d'une femme, les chevilles et les talons joints, dans des bottines de cuir, couchée à même le sol. Les passants qui marchent devant moi me cachent son visage de leurs manteaux longs, et leurs jambes qui s'entrecroisent ne laissent passer que la couleur de sa veste. Entourée par un petit groupe, qui fume et qui discute, totalement indifférent, elle est couchée sur les pavés, entre les scooters qui la protègent. Deux policiers patientent un peu plus loin. Ses bottines sombres semblent couper en ce point la ligne blanche qui sépare la route, les voitures ralentissent à son approche, une dame traverse en aboyant après celles qui ne la laissent pas passer. Je comprends que l'ambulance n'arrivera plus. Peut-être parlera-t-on d'elle dans les faits divers, de cette dame gisant entre les pieds de ceux qui la protègent trop tardivement.

Samedi, mes idées n'étaient pas encore noires, je flânais même joyeusement dans les rues, pour une fois vides des passants qui se poussaient alors dans les magasins. Soldes. J'en profiterai pour changer mes chaussures qui supportent mal les pavés romains. Le marché sous les platanes, à côté de chez moi, étalait ses poissons et sentait bon la mer.


Le National Geographic parle de la déforestation en Amazonie, d'une expédition au Pôle Nord qui finit bien, des migrations des baleines à bosse et de celle, amoureuse, des colibris. Des choses dont on ne parlera bientôt plus, quand le Mato Grosso aura changé son nom (littéralement : épaisse brousse) pour celui de Grande Campo de Soja Que Engorda os Proprietários Terrestres (lit.: grand champ de soja qui engraisse les propriétaires terriens), que les expéditions au Pôle Nord se feront en bâteau et finiront toujours bien, et que baleines et colibris n'auront plus besoin de migrer. Beau monde que celui-là, destiné à nous faciliter les tâches. Et les taches.

Devant le Castel San Angelo, une patinoire. Malgré la fraicheur de la glace, il fait chaud. Lili Allen "makes me smile".Je finis Senilità d'Italo Svevo sur la Piazza del Popolo, sous les rayons du soleil qui se couche.

En rentrant, je tombe sur la librairie Il Mare, qui possède un grand nombre de tout ce qui se fait sur le sujet.

C'est dimanche que les idées noires me sont venues. Vertes plutôt. J'avais décidé d'aller me balader vers le Trastevere, de l'autre côté du Tibre, donc. J'y suis allé par le Gianiculo, pour dire bonjour à Garibaldi et profiter du calme des hauteurs. Le jardin d'une ambassade des Etats-Unis

En bas, un immense marché aux puces s'étend sur près d'un kilomètre. Dans le style du marché en plein air de Saint-Ouen, on y trouve de tout: des ferrailleurs, des machands de livres, des gens qui semblent vendre tout ce qu'ils ont, et qui, pour certains, se résume à un nain en plastique ou de vieux bibelots étendus sur une couverture poussiéreuse, des contrefaçons vendues le prix fort sous l'oeil des policiers impuissants (ou bienveillants), des kilos de
 mécanismes de réveils inutilisables, des sacs de noeuds (au sens propre du terme) de fils de chargeurs de téléphones portables, un ordinateur portable, qui fait tellement l'intrus sur ces traiteaux qu'il doit être en aussi bon état que le moteur de bâteau démonté, d'autres proposent des rideaux, un peu de couleur, des disques, un peu de musique, des montres et des pistolets à plomb, des façades de téléphones portables, des piles, des composants électriques, des clefs USB à des prix défiant toute concurence officielle, des choses en plastique, des dvds, et toutes les choses que notre société occidentale a envoyé fabriquer en Asie, qui nous revient et que nous achetons, utilisons, stockons, oublions, revendons pour que d'autres les achètent, les vendent à ceux qui les rachèteront et les revendront, puis les réutiliseront et les oublieront de nouveau et ainsi de suite jusqu'à ce qu'ils finissent sur la couverture poussiéreuse d'un clochard italien ou d'une dame des Balkans, maigre espoir de nourir un jour ou une famille.
Et moi, au milieu de la foule qui me presse et me transporte, mes idées vertes me rendent l'âme triste: l'écologie serait-elle un truc de nantis? Qui dans ce millier de personnes pense à l'avenir de la planète qui s'étale sous ses yeux? Plutôt, qui a assez peu de problèmes quotidiens pour penser à l'avenir de la planète? Les glaces du Pôle Nord et la forêt Amazonienne? Lequel de ces visages que je croise pense comme moi que ces piles à 1€ les 5 ne sont pas une solution à la polution industrielle? Comment un futur président prendra en compte ces problèmes environnementaux alors que la moitié de la population française n'a que le Smig et une bonne partie que quelque chose en dessous du Rmi? C'est bien de faire des machines à laver et des frigos qui respectent des exigences d'économie d'énergie, mais combien achètent des machines à laver et des frigos d'occasion qui ne respectent pas ou plus ces exigences d'économie d'énergie? Proposer des dédouanements fiscaux et des baisses d'impôts à ceux qui mettent des panneaux solaires et réaménagent leurs maisons en HQE, mais combien de personnes sont en dessous du seuil imposable et par conséquent sont en dehors de ces aides?
En repartant de là, je suis le Tibre, qui à la sortie de la ville s'exite un peu et accroche aux platanes qui le bordent des lambeaux de plastique. Un peu plus loin, je croise les bidonvilles au bord de l'eau ; de la chaleur sort d'un tuyau de poêle.

ciao
yvan

Post Scriptum, qui a beaucoup à voir : je vous conseille "Dol"de Philippe Squarzoni. Après "Garduno, en temps de paix" et "Zapata, en temps de guerre" (que vous trouverez dans "toute les bonnes librairies" ou dans ma chambre sous le Vélux), Squarzoni s'est attaqué aux politiques libérales des années raffarines et villepines avec autant de fougue et les met finallement en relation avec nos tout "nouveaux" problèmes environnementaux. En droit, on dénomme dol "l'ensemble des agissements trompeurs ayant entraîné le consentement qu'une des parties n'aurait pas donné, si elle n'avait pas été l'objet de ces manoeuvres". Une très bonne BD, bientôt dans ma chambre.

mardi, janvier 09, 2007

Retour à Rome

J'ai l'impression que les villes me rendent acariâtre: les voitures qui passent et ne s'arrêtent jamais pour vous laisser passer, les conducteurs stupides qui jouent du klaxon le jour et s'endorment dessus la nuit, les tas de gens qui ne marchent jamais assez vite, ni assez droit pour qu'on puisse les dépasser, pigeons débiles, parcs fermés on ne sait pour quoi, ceux qui conduisent des 4x4 dans les ruelles et s'étonnent de ne pas passer, les citadins qui, à force de vivre dans une environnement bétonné, ne prennent pas soin de la nature et jettent leur papiers et leurs mégots
 partout et surtout dans les seuls parcs ouverts, ou les policiers qui garent leurs voitures où ils veulent...Samedi fut pourtant une belle journée : c'était un jour férié. Pas loin du Vatican, une parade avec des cavaliers garibaldiens et des échassiers aux ailes papillons, une fanfare et des majorettes célébraient dans une procession mi-catholique mi-païenne l'arrivée des Rois Mages 
et de la Befana, une sorcière qui donnent des cadeaux aux enfants sages et du charbon aux garnements. Un groupe de cuivres jouait "Ay ay ay ay, canta y no llores".Ils visaient tous la crèche de la Place St Pierre.

Dimanche, marchant tout à mes pensées dans une rue parallèle à la Via Candia, un énorme BANG!. Après une frayeur de rigueur, j'aperçois les responsables : deux vieux au balcon, lui, un briquet à la main, elle un sourire jusqu'au oreilles. Pas un jour sans qu'un pétard n'éclate dans le quartier.
Sur la Piazza del Popolo : la statue de la Liberté était en vert.

En tournant par là...

Les antennes de Rome : presque partie intégrante de l'architecture... Dans le quartier du Trastevere, un endroit que je ne connaissais pas, mais où je retournerai. Un gars jouait "Ay ay ay ay, canta y no llores" sur son accordéon.
porque cantando se alegran
cielito lindo los corazones

De la sierra, morena
cielito lindo vienen bajando
un par de ojitos negros
cielito lindo de contrabando

Ay, ay, ay, ay, canta y no llores
porque cantando se alegran
cielito lindo los corazones

ciao

yvan

jeudi, janvier 04, 2007

Parfois...

Parfois, il semble juste que tout va aller de pire en pire.
Ça avait pourtant bien commencé.
Le réveillon fut agréable, dans ce refuge, à 2500m.
Le refuge de Packe, du nom du pyrénéiste anglais qui en finança la construction, sur la frange d'un col, près de la Coume de l'Ours, au coeur du pays Toys.

On a mangé du foie gras, bu du vin blanc et profité de beaux couchers de soleil et levers de lune.
Le chemin du retour fut plus agréable que l'aller, nous vîmes un lagopède (Lagopus mutus) et avons traversé un lac gelé, marchant sur la glace noire. Le temps était chaud, comme un printemps très en avance au milieu de l'hiver; c'est là qu'on pense au réchauffement climatique.

En bas, dans la vallée, à notre camps de base de Viella, nous retrouvâmes de vieux copains, bûmes un mousseux, mangeâmes les saucisses sèches et le saucisson, et parlâmes comme des adultes; je commence à avoir peur de vieillir encore.

Puis nous rentrâmes. Je suis arrivé à la maison, j'ai vidé mon sac de mes affaires de montagnes, l'ai rempli de mes affaires de ville, ai mangé de la soupe; j'ai l'impression que c'est là que l'on dort le mieux, après une longue journée des montagnes aux plaines, et deux jours de sommeil approximatif, quand on a revu la famille et les amis.

Le train part à l'heure en gare de Pau. Nous longeons les montagnes fraichement enneigées et le gave de Pau, puis les plaines ensoleillées, puis la mer méditerranée, et puis on s'est arrété. Une fille venait de se jeter sous les roues. Alors nous avons attendu 5h, j'ai perdu ma correspondance à Nice, nous avons dormi 5h dans un wagon-lit affrété, attendu 1h pour prendre le train pour Vintimille, attendu 2h pour prendre le train pour Gênes, attendu 2h pour attraper enfin le train pour Rome, nous sommes arrivés à Rome avec 1h30 de retard, après 6 heures de trajet passées entre deux wagons. A Rome, j'ai dû payer 50€ d'amende pour n'avoir pas assez de monnaie pour payer mon ticket de métro. J'ai finallement réussi à arriver, exténué, chez moi. Mon voyage a duré 35h de Féas à Via Francisco Sivori. Presque aussi long que pour aller en Nouvelle-Zélande.

Heureusement, mon maître de stage arctique se rappelait de moi, et m'envoie quelques ar(c)ticles.


vendredi, décembre 22, 2006

Noël approche

Joyeux Noël à tous

lundi, décembre 18, 2006

poissons z'et compagnie

Je ne sais pas trop quoi écrire et je n'ai pas pris tant de photos que ça ce week-end. Je ne vais pas être très loquace aujourd'hui, si je l'ai déjà été.

Les marchés italiens sont amusants. Enfin, celui qui est à côté de chez moi est amusant. On peut y trouver tout ce que l'on veut. Une sorte de super-marché au sens propre, s'il peut exister un sens propre de "super-marché". Les vendeurs ont leur propre baraque où ils vendent leurs choses.





Un coup d'oeil par dessus un pont sur une maisons flottantes qui recouvrent les bords du Tibre.

jeudi, décembre 14, 2006

Prochaines extinctions

 

 
n'oubliez pas les non-médiatisées...


mercredi, décembre 13, 2006

les glaces arctiques

pour voir à quelle vitesse la banquise arctique devrait disparaître. Un peu long à charger, mais ça vaut le coup :


lundi, décembre 11, 2006

Photos de deux week-ends

quelques photos...lever de soleil au-dessus des maisons, en face du pont Vittorio Emanuelle

en arrivant au Circo Massimo

en rentrant à la maison, la Via Candia est illuminée maintenant.

Dimanche dernier, j'attendais que la machine à laver ait fini de laver mes affaires. Je suis donc allé faire un tour sur la place Saint Pierre. C'était midi, et le pape faisait un compte-rendu de son voyage en Turquie, depuis sa fenêtre habituelle, la plus haute de ses appartements. Il y avait quand même un bon paquet de monde pour regarder sa silhouette. Quelques uns avaient des banderolles, celle-ci m'a marqué : "L'Immacolata vincerà" : l'Immaculée vaincra. Je ne savais pas que la Vierge avait des idées de ce genre. Les temps changent...
Quelques groupies au premier rang, des jeunes filles, à en dire d'après la hauteur de leur cris à la fin du Notre Père... Je suis revenu à mes habits.
J'ai profité de ce dimanche pour faire un tour à la Piazza Navonna, le repère des artistes de rues. Cette fois, cependant, des baraques avaient été montées pour une sorte de foire : de la nourriture, des objets artisanaux madeinchina, des tasses : étrange tasses à l'éfigie de Mussolini. (deux rangs au-dessus de Che Guevara)

Piazza Navonna, de jour de nuit



Ce week-end en vrac

sur le haut d'une colline, près du Vatican, une flaque entourée de camomilles et de crottes de brebis (ou de chèvres)

en allant sur la colline de l'observatoire
depuis là haut..




mercredi, décembre 06, 2006

Antarctique

En rentrant, je traverse le Campo de' Fiori (litteralement le champs aux fleurs) où se situe le marché. Vers 6h et demie, alors que les éboueurs ont lavé tous les restes de légumes et de fruits que les maraîchers avaient laissé sur le sol, les pavés sont encore mouillés et glissants. Il faut marcher dessus comme l'on marche sur de la glace : poser le pied bien à plat et le relever en poussant sur la plante, tout en gardant le poids au centre du pied, sous le tibia. Surtout ne pas pousser sur la pointe, ce qui risquerait de déplacer l'appui et provoquerait la glissade.
Je m'amuse à m'imaginer marchant sur ce lac de glace noire, la lune luit en haut entre les terrasses. Je marche sur un lac, le vent me caresse le visage, il n'est pas encore froid. Les gens qui passent sont comme une brume qui m'enveloppe, me frôlant sans me déstabiliser, un brouillard montant ou des nuages qui descendent se poser sur la plaine.
L'étendue glacée du lac se termine en se rétrecissant ; déja l'eau n'est plus solide mais, sortant de sous la glace, cours dans son lit. Je saute sur des roches plus sures, à l'accroche meilleure. Les voitures sont des flots qui m'éclaboussent de leur gaz d'échappement, grondant comme une rivière en crue. Tous les soirs les eaux se répendent dans la ville, comme poussées par une vague perpétuelle. Mes rochers me portent au milieu de la rivière ; j'ai juste le temps de sauter sur l'arête d'un trottoir avant que les galets rectangulaires d'un passage piéton ne se fassent renverser et emporter par le courant. L'arête du trottoir devient l'arête d'une congère : d'un côté, le gauche, vers le sud-ouest, la pente douce du névé me porte dans la brume, de l'autre, versant nord, la congère s'effrite au dessus du vide. Les voitures deviennent des bourrasques qui me frôlent et manquent de me faire tomber.
Le vent est devenu froid, j'avance prudemment sur cette couche de neige devenue glace. Je pense aux étendues blanches de l'antarctique où le soleil ne se couche plus. Et cet été encore, des terrassiers américains continuent d'y construire une route pour rejoindre le pôle Sud. Des derniers hectares de terres encore vierge de notre monde ne le seront plus ; les traces des traineaux laissées là il y a bientôt cent ans par Amundsen et ses co-équipiers, gravées dans la glace par la pression des patins et que la fraicheur de l'été ne suffit pas à effacer, rejointes depuis par d'autres explorateurs courageux, ne seront bientôt plus les seules traces humaines dans ce monde pour lequel nous ne sommes pas adaptés.
Pourquoi faut-il que les américains fassent toujours ce genre de trucs?..
Erratum, le projet a été depuis co-signé par les signataires du Traité de l'Antarctique, dont la France. Stupides français...

ciao
yvan
http://www.asoc.org/media/11.27.04.Stuff.Hillary.htm
http://subs.nzherald.co.nz/location/story.cfm?l_id=2&objectid=10384923

mardi, décembre 05, 2006

Week-end (désoléjesuisenretardFIN)

Voici donc d'autres trucs romains.

Depuis la fin de la Via Nazionale, la Vatican est déja dans l'obscurité. Quelquechose de merveilleux : ces bancs d'oiseaux, comme des bancs de poissons, tournaient et viraient dans le ciel, scintillants. Des monstres de plumes marchant sur la ville, et plongeant dans ses entrailles, avant d'en resurgir comme des feux d'artifice et de disparaître en une fraction de seconde. J'avais déja vu ça à Pau, depuis les fenêtres de l'internat, ces étourneaux qui se réunissent par miliers avant de se poser sur les branches des platanes, au bord du gave. Italo Calvino qui, habitant à Rome a déja pu observer cette danse, le décrit mieux que moi, dans "Palomar".

J'ai passé mon dimanche à la recherche de lettres

Si vous venez à Rome, il est n'est pas possible d'en repartir sans avoir visité ce musé à l'air libre. C'est un concentré d'humour noir.

Piazza del Popolo, presque entre chien et loup.


Et c'est tout...

ciao

yvan

lundi, décembre 04, 2006

Week-end (déoléjesuisenretardSUITE)

je n'arrive toujours pas à mettre des photos...

vendredi, décembre 01, 2006

Week-end (désoléjesuisenretard)

Ce week-end, le week-end dernier, pas le prochain, a été tranquille. Pas de manifestations pour déranger les rues romaines, j'ai juste lu mon livre italien, que j'ai finalement terminé.

Samedi

Place Saint Pierre, j'ai croisé une fanfare. Malheureusement, je suis trop en retard pour pouvoir les entendre. Ils ont l'air professionels, enfin...plus que notre banda à Toulouse.
J'ai marché jusqu'à la rive gauche, pour la visiter : il y a tellement de rues que je ne connais pas, je m'y perds à chaque fois : c'est plus difficile que de marcher dans une forêt, kiwie ou française...Et il y a des gens qui vont dans un sens, des voitures et des scooters qui roulent dans un autre. Ce serait marrant que les rues aillent quelque part aussi.
Je cherchais un bon endroit pour finir mon bouquin. J'ai choisi un parc, un gars chouait de la trompette. Pas assez bien cependant, j'ai pu entendre des fausses notes. Mais c'était quand même bien : sur mon banc réchauffé par les rayons du soleil, j'étais sur cette plage que l'auteur décrit, grimpant dans la barque et sentant le tangage des vagues.




Je ne sais pas quoi dire...ma vie à Rome n'est pas très active. Je pense à des choses, mais je les oublies une fois que je veux les taper sur le clavier...oh, oui, j'ai acheté un pull.

Quelques photos de Rome




fichu site! j'arrive pas à télécharger les photos....

vendredi, novembre 24, 2006

Ricette italiane

Je viens de trouver ce site, intéressant et ...appétissant
il broccolino

ciao
yvan

lundi, novembre 20, 2006

Dimanche

Le temps est plus clément qu'hier, mes habits ne risquant rien à sécher dehors, je quitte ma stanza avec l'esprit tranquille et pars pour la Villa Medici, sur les hauteurs de la rive gauche.Place di Spagna, un attroupement devant la boutique Dior me bloque la route ; déja la saison des soldes? Un nombre trop élevé de tifosi de la Lazio de Rome me pousse à répondre par la négative. Ces gars sont là pour acclamer un joueur de foot venu dépenser des miliers d'euros des millions que compte son contrat et dont les gardes du corps, au moment de déguerpir, pressent brutalement un taxi qui était là et n'allait pas assez vite à leur goût. Voir comment un groupe de gens peut entrer dans une pareille liesse pour un gars claquant son argent dans une boutique dont il leur est presque interdit de regarder les vitrines me rend malade. Alors que les supporters heureux s'éparpillent ou prennent des photos, le vendeur, lui, relit sa facture.
Près du Campo di Fiori, je m'achète un caffè et commence Tu, mio, un roman d'Erri de Luca, en italien. Ma cargaison de livres est arrivée à son terme ; il va falloir que je profite de Noël pour en ramener une caisse.
Piazza de la Fontana di Trevi, des gens sont postés avec des panneaux "Baci gratis", "Free hugs", "Embrassades gratuites". Ne comprenant pas trop, j'évite les filles que je croise en premier, donne une tape amicale sur l'épaule d'un gars un peu trop entreprennant, mais finalement tombe dans les bras d'une gentille mamma qui me bloquait la route. Pourquoi vous faites-ça? Pourquoi pas? Pour te faire passer une bonne journée, pour te donner le sourire... Alors ça a marché, grazzie. Ça a marché, jusqu'à ce qu'un abruti de policier sur sa moto toute en sirène me pousse de la route pour laisser passer je ne sais quel imbécile trop pressé pour avancer à la vitesse du trafic romain. La découverte, sur l'un des murs du jardin de la Villa Medici, de Ruines de Rome, Linaria cymbalaria, me redonne le sourire. Les plantes n'ont que faire des privilèges et continuent de pousser leurs garines dans les infractuosités du mortier,qui cèdera plus tard sous la pression de la fleur...
La Villa Medici offre depuis son balcon et sa terrasse une vue superbe sur les terrasses et les toits de Rome : je crois que c'est là la plus belle vue sur la ville. Seul inconvénient, située plein sud il est impossible de la photographier sans obtenir un contre-jour qui effacera toutes les nuances d'ocres et de terre de Sienne des murs romains, et tout les détails des coupoles, des clochers et des antennes. Un endroit réservé seulement à la contemplation et dont le souvenir ne se trouvera que dans la description qu'en fera notre mémoire..


En rentrant mon proprio m'annonce que le mauvais temps arrive...Mince

Samedi

Ce week-end fut agréable : je le passai tranquillement à marcher sur les collines à la recherche du meilleur point de vue sur la cité, plongeant dans le tourbillon des ruelles, remontant à la surface des tuiles, pour reprendre mon souffle et descendre à nouveau me méler à la rumeur de la ville. Une mer aussi calme en surface qu'agitée et bruyante à mesure que l'on descend vers le fond.

La vue depuis la colline de Garibaldi n'est pas mal ; l'angle est large mais l'endroit étant peu propice à la contemplation je redescends dans la ville, croisant au passage deux acrobates flottant dans les airs. Lui, lui montre comment faire, elle, l'écoute avec attention, le chêne, impassible, soutient le drap qui les fait voler.
Jardin caché dans les ruelles.
Une fois de l'autre côté du Tibre, je me perds à moitié dans le dédale. Un drapeau bleu blanc rouge m'aide à me repérer sur ma carte : je suis sur la place Farnese, devant l'Ambassade française, à deux pas de la place du Campo di Fiori que je traverse tous les matins. La place est agréable, mais je préfere l'Ambassade de Chypre qui fait face au sombre palais français.
De là j'ai essayé de rejoindre la Villa Medici, villégiature des privilégiés académiciens français à Rome. Ma quête n'a pas très bien marché puisque je me suis retouvé encerclé de policiers aux airs de mercenaires ripoux et de carabinieri, plus sérieux. Il faut que je pense à me faire une fausse accréditation de presse pour prendre en photo les policiers qui le valent : ceux là semblaient tout droit sortis de Tintin chez les Picaros...Il ne m'attendaient cependant pas à moi, petit touriste français perdu dans les immensités citadines. Une fois choisi un poste d'observation adéquat, et vite rejoint par un couple d'anglais de Chester, à côté de Manchester, une très jolie petite campagne anglaise où l'on trouve aussi des ruines romaines, oui jeune homme, je comprends que comme mes voisins je vais assister à une manifestation romaine. Une chance pour mes anglais qui vont pouvoir la comparer avec celle de Barcelone qui leur passait au pied du balcon au printemps dernier.
Les manifestants arrivent à la nuit tombée ; il est 5h30, la marche atteint ici son terminus. C'était une manifestation bonne enfant, il y avait même une fanfare à effectif réduit (style de banda ensatienne). Les slogans pour la libération de la Palestine et l'arrêt de la coopération économique et militaire italienne avec Israël semblaient légitimes, s'il n'y avait eu ces abrutis brûleurs de drapeaux. Ce n'est pas que je sois patriote, ce n'est pas, je pense, un de mes sentiments caractéristiques, mais je ne supporte pas ce geste : un drapeau représente, à l'étranger, tout un pays, autant les imbéciles que les autres, et en ce sens, brûler le drapeau israëlien, c'est brûler les efforts que font là-bas des gens en faveur de la paix et en mélanger les cendres avec celles des expansionistes heureux. .Comme brûler le drapeau américain est oublier que la moitié de la population est contre la politique US au Moyen Orient : 6 bandes et demies et 25 étoiles ne méritent pas de finir piétinées sur le pavé.
Les policiers n'ont pas chargé et je finis la soirée à écouter un petit groupe de jazzmen sur la Via del Corso.

vendredi, novembre 17, 2006

En allant travailler...

J'ai la chance d'habiter près du Vatican et de pouvoir profiter de très belles journées depuis deux semaines. Ceci me permet, en effet, d'aller travailler en marchant, jusqu'au Cirque Maxime, à 45 minutes de là.
Mon chemin serpente dans les rues de Rome, commençant Via Candia

jusqu'au croisement de la Via Leone IV qui m'amène à la Piazza del Risorgimento et de là au Vatican et à la Place Saint Pierre. Là, je croise les calèches qui attendent les clients et je peux sentir pendant un instant l'odeur des chevaux machant leur sac de farine. En évitant les voitures, je traverse la Via della Concilazione et bifurque sur le pont Vittorio Emmanuele. Je m'arrête au bout pour laisser passer les voitures,marche jusqu'à la future station de métroet, au niveau des travaux dans l'immeuble, plonge dans le labyrinthe des ruelleset bientôt rejoins le marché de la Piazza di Campo de Fiori. J'y achète deux pommes. Assez petites pour pouvoir en mettre une dans ma poche pendant que je mange l'autre. J'arrive rapidement dans le quartier juif et ses bouchers kasher, près du Cirque Marcello. Habituellement, les rayons de soleil viennent se refléter sur les fenêtres du premier.5 minutes plus tard, j'arrive en face de la FAO, longeant le Circo Massimo.

Puis je passe ma journée dans ce bâtiment. J'espère qu'il ne pleuvra pas demainmatin...

ciao

yvan

mardi, novembre 14, 2006

Aaaahhh!!

allez voir ce site
le réseau des traces de pas en anglais, mais facile à comprendre.

ciao
yvan

SARD-M

le site du projet pour lequel je travaille :

http://www.fao.org/sard/fr/sardm

lundi, novembre 13, 2006

Première semaine

Je veux revoir mes calmes collines...
Celles d'ici (Rome, ville aux sept collines) sont trop peuplées : vous y trouverez pas de kiwis, même pas de geais.



Fin d'après-midi sur le Vatican, depuis le pont Umberto I

ciao

yvan

Dimanche 5 novembre : arrivée à Rome

Je suis à Rome, donc, après un long voyage le long de la côte méditerranéenne Vue sur le Cirque Massimo et le Forum Romain, à 200 m de la FAO, où je passerai mes cinq prochains mois.
Lourds nuages au-dessus du palais Vittoriano, le bâtiment le plus moche de la ville selon les Romains...

Je profite d'une mauvaise journée pour créer ce blog, mais je ne sais pas s'il sera autant fourni que celui de NZ. J'essaierai quand même de le tenir à jour.
ciao

yvan