vendredi, mai 25, 2007
samedi, avril 07, 2007
Mamma mia, gia finito...
Malgré ma vie quelque peu monacale, j'ai apprécié Rome, ses rues étroites et ses collines, ses cappuccini et gelati, les vespas et les Romains. Mon italien aussi s'améliorait ; tant pis, il va falloir que je retourne en Italie pour le pratiquer.
Finalement, je me suis plu ici. J'ai appris à apprécier cette ville, à cuisiner des pâtes 7 jours par semaine et faire de cappuccinos. J'ai aussi compris que je ne travaillerai pas à la Fao: trop politique et basé sur les intérêts de quelques pays (mais c'était à prévoir), même si quelque bons projets sortent du lot, comme celui sur lequel je travaillais.
Voilà mes cinq endroits préférés dans les environs:
- la terrasse du Castel San'Angelo, une des plus belles vues sur la ville (41°54'10.47"N/12°27'58.84"E)
- les jardins de la Villa Medici, l'autre plus belle vue sur Rome (41°54'30.68"N/12°28'55.31"E)
- le marché de la Via Andrea Doria (de 41°54'32.00"N/12°26'56.28"E à 41°54'36.85"N/12°27'16.75"E)
- la pelouse du vieux temple à Ostie Antique (41°45'18.98"N/12°17'33.52"E)
- le vélodrome en décomposition de l'EUR(41°49'35.03"N/12°27'25.68"E)
Ciao ragazzi, ci vediamo en Hollanda
mercredi, mars 07, 2007
De l'art de faire couler le Ministère de la Culture italien
Les étudiants d'art et d'architecture européens ont accès libre à presque tous les musées romains. Comme la carte d'étudiant de l'Ensat n'explicite pas l'acronyme ENSAT, il suffit de transformer le A d'agronomie en A d'architecture (ou architettura).
Et voilà
ciao
erratum: ça ne marche que quand les caissiers sont des filles...
lundi, mars 05, 2007
Voyage en Mussolinie
Ce bâtiment est peut-être celui qui marque le plus. 216 arches supportent une ode propagandiste à "un peuple de poêtes d'artistes de héros de saints de penseurs de scientifiques de navigateurs d'immigrants"... Je me demande ce que pensent les gens qui vivent à côté et passent devant tous les jours... La mégalomanie d'un dictateur. Je crois que ce qui me dérange le plus c'est le fait que ces bâtiments sont encore debout aujourd'hui et que ces photos ne sont pas des archives d'époque mais sont bel et bien dans mon appareil photo.
Comme pour me donner raison, un peu plus loin, la nature a repris le dessus sur un vélodrôme construit à la va-vite. La nature se fout des fascistes et des mégalomanes de touts poils. Il m'a d'ailleurs fallu sauter deux barrières pour rentrer sur le site et la voir à l'oeuvre. Elle a bien raison pourtant, la nature.
ciao
PS qui n'a rien à voir: je viens de recevoir un e-mail Fao à propos du World Food Prize. Un prix qui se veut le Prix Nobel pour l'agriculture et l'agronomie. Cette année, sont nominés Luis Iniácio Lula da Silva, le Président brésilien, pour ses réformes contre la faim et la malnutrition, José Esquinas Alcazar, pour son travail sur la conservation de la biodiversité des espèces agricoles (agrodiversité) et pour promouvoir le Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l'Alimentation et l'Agriculture, Jeffrey Sachs, pour son rôle dans la lutte contre la pauvreté, et Nicolaas A. van der Graaff, pour son soutien à la protection intégrée des cultures.
Le but du jeu: chercher l'erreur, ou les subtils délices de la mondialisation en terme de lutte contre la faim, ou encore comment prendre les méchants pour des gentils.
Votez pour José... Esquinas
mardi, février 06, 2007
Mon nouveau chemin
J'ai quitté les catholiques environs du Vatican pour les non-moins catholiques environs d'Ostiense et Piramide, au Sud. Plus que 20 minutes de marche par jour au lieu de l'heure-et-demie-presque-deux habituelle ; mais, même si mon entretien sportif va (un peu) s'en ressentir, mes poumons seront (un peu) moins noirs. Ces derniers beaux jours m'ont en effet permis de voir depuis la terrasse de la fao le nuage gris-orange que je traversais allègrement les mois précédents.
Chemin en photo.À deux pas, le café de l'angle, en face, au bout de la rue, le mur et la place Ardeatino, et l'escalier qui traverse le mur d'enceinte
En face du mur, la rambarde sur laquelle je glisserai ce soir en rentrant. En haut de la rambarde, la rue symétrique où les maisons sont les même des deux côtés
Le marché sur la place du bout de la rue symétrique, qui réchauffe les mains en passant
et la Fao. Et depuis la terrasse de la fao, la vue à l'ouest, sur le Vatican au fond au nord-ouest, et le nuage gris-orange au-dessus.
lundi, janvier 22, 2007
mardi, janvier 16, 2007
lundi, janvier 15, 2007
Marché aux puces et au CO2
Ce matin, je passais sur le trottoir de la rue Petroselli, juste avant la place della Bocca della Verità, lorsque j'aperçus les jambes d'une femme, les chevilles et les talons joints, dans des bottines de cuir, couchée à même le sol. Les passants qui marchent devant moi me cachent son visage de leurs manteaux longs, et leurs jambes qui s'entrecroisent ne laissent passer que la couleur de sa veste. Entourée par un petit groupe, qui fume et qui discute, totalement indifférent, elle est couchée sur les pavés, entre les scooters qui la protègent. Deux policiers patientent un peu plus loin. Ses bottines sombres semblent couper en ce point la ligne blanche qui sépare la route, les voitures ralentissent à son approche, une dame traverse en aboyant après celles qui ne la laissent pas passer. Je comprends que l'ambulance n'arrivera plus. Peut-être parlera-t-on d'elle dans les faits divers, de cette dame gisant entre les pieds de ceux qui la protègent trop tardivement.
Samedi, mes idées n'étaient pas encore noires, je flânais même joyeusement dans les rues, pour une fois vides des passants qui se poussaient alors dans les magasins. Soldes. J'en profiterai pour changer mes chaussures qui supportent mal les pavés romains. Le marché sous les platanes, à côté de chez moi, étalait ses poissons et sentait bon la mer.
Devant le Castel San Angelo, une patinoire. Malgré la fraicheur de la glace, il fait chaud. Lili Allen "makes me smile".Je finis Senilità d'Italo Svevo sur la Piazza del Popolo, sous les rayons du soleil qui se couche.
En rentrant, je tombe sur la librairie Il Mare, qui possède un grand nombre de tout ce qui se fait sur le sujet.
C'est dimanche que les idées noires me sont venues. Vertes plutôt. J'avais décidé d'aller me balader vers le Trastevere, de l'autre côté du Tibre, donc. J'y suis allé par le Gianiculo, pour dire bonjour à Garibaldi et profiter du calme des hauteurs. Le jardin d'une ambassade des Etats-Unis
Et moi, au milieu de la foule qui me presse et me transporte, mes idées vertes me rendent l'âme triste: l'écologie serait-elle un truc de nantis? Qui dans ce millier de personnes pense à l'avenir de la planète qui s'étale sous ses yeux? Plutôt, qui a assez peu de problèmes quotidiens pour penser à l'avenir de la planète? Les glaces du Pôle Nord et la forêt Amazonienne? Lequel de ces visages que je croise pense comme moi que ces piles à 1€ les 5 ne sont pas une solution à la polution industrielle? Comment un futur président prendra en compte ces problèmes environnementaux alors que la moitié de la population française n'a que le Smig et une bonne partie que quelque chose en dessous du Rmi? C'est bien de faire des machines à laver et des frigos qui respectent des exigences d'économie d'énergie, mais combien achètent des machines à laver et des frigos d'occasion qui ne respectent pas ou plus ces exigences d'économie d'énergie? Proposer des dédouanements fiscaux et des baisses d'impôts à ceux qui mettent des panneaux solaires et réaménagent leurs maisons en HQE, mais combien de personnes sont en dessous du seuil imposable et par conséquent sont en dehors de ces aides?
En repartant de là, je suis le Tibre, qui à la sortie de la ville s'exite un peu et accroche aux platanes qui le bordent des lambeaux de plastique. Un peu plus loin, je croise les bidonvilles au bord de l'eau ; de la chaleur sort d'un tuyau de poêle.
ciao
yvan
Post Scriptum, qui a beaucoup à voir : je vous conseille "Dol"de Philippe Squarzoni. Après "Garduno, en temps de paix" et "Zapata, en temps de guerre" (que vous trouverez dans "toute les bonnes librairies" ou dans ma chambre sous le Vélux), Squarzoni s'est attaqué aux politiques libérales des années raffarines et villepines avec autant de fougue et les met finallement en relation avec nos tout "nouveaux" problèmes environnementaux. En droit, on dénomme dol "l'ensemble des agissements trompeurs ayant entraîné le consentement qu'une des parties n'aurait pas donné, si elle n'avait pas été l'objet de ces manoeuvres". Une très bonne BD, bientôt dans ma chambre.
mardi, janvier 09, 2007
Retour à Rome
Sur la Piazza del Popolo : la statue de la Liberté était en vert.
En tournant par là...
cielito lindo los corazones
De la sierra, morena
cielito lindo vienen bajando
un par de ojitos negros
cielito lindo de contrabando
Ay, ay, ay, ay, canta y no llores
porque cantando se alegran
cielito lindo los corazones
ciao
yvan
jeudi, janvier 04, 2007
Parfois...
Ça avait pourtant bien commencé.
Le réveillon fut agréable, dans ce refuge, à 2500m.



En bas, dans la vallée, à notre camps de base de Viella, nous retrouvâmes de vieux copains, bûmes un mousseux, mangeâmes les saucisses sèches et le saucisson, et parlâmes comme des adultes; je commence à avoir peur de vieillir encore.
Puis nous rentrâmes. Je suis arrivé à la maison, j'ai vidé mon sac de mes affaires de montagnes, l'ai rempli de mes affaires de ville, ai mangé de la soupe; j'ai l'impression que c'est là que l'on dort le mieux, après une longue journée des montagnes aux plaines, et deux jours de sommeil approximatif, quand on a revu la famille et les amis.
Le train part à l'heure en gare de Pau. Nous longeons les montagnes fraichement enneigées et le gave de Pau, puis les plaines ensoleillées, puis la mer méditerranée, et puis on s'est arrété. Une fille venait de se jeter sous les roues. Alors nous avons attendu 5h, j'ai perdu ma correspondance à Nice, nous avons dormi 5h dans un wagon-lit affrété, attendu 1h pour prendre le train pour Vintimille, attendu 2h pour prendre le train pour Gênes, attendu 2h pour attraper enfin le train pour Rome, nous sommes arrivés à Rome avec 1h30 de retard, après 6 heures de trajet passées entre deux wagons. A Rome, j'ai dû payer 50€ d'amende pour n'avoir pas assez de monnaie pour payer mon ticket de métro. J'ai finallement réussi à arriver, exténué, chez moi. Mon voyage a duré 35h de Féas à Via Francisco Sivori. Presque aussi long que pour aller en Nouvelle-Zélande.
Heureusement, mon maître de stage arctique se rappelait de moi, et m'envoie quelques ar(c)ticles.
vendredi, décembre 22, 2006
lundi, décembre 18, 2006
poissons z'et compagnie
Les marchés italiens sont amusants. Enfin, celui qui est à côté de chez moi est amusant. On peut y trouver tout ce que l'on veut. Une sorte de super-marché au sens propre, s'il peut exister un sens propre de "super-marché". Les vendeurs ont leur propre baraque où ils vendent leurs choses.